undutchable
AAh, Maastricht, ses deux places, ses trois ponts....et, que dire de plus? C'est une très mignonne petite ville, très internationale, pour sa taille! ah, la fameuse condescendance des parisiens, n'est-ce pas? J'assume mon snobisme,;revenons à notre sujet du jour!
Je découvre enfin la Hollande, non pas à travers le prisme déformé des étudiants internationaux, mais à travers les autochtones. Ils sont là, réellement autour de moi, non pas cachés dans un monde parallèle au nôtre, comme à Amsterdam. J'en fréquente dès que je sors de ma chambre, c'est vous dire! Il faut préciser que mes six colocatairess en sont; et j'ai ce sentiment nouveau d'être expatriée dans une société étrangère, d'observer au plus près des modes de vie différents (quoique peu déroutants, ce ne sont tout de même pas des tribus sauvages), sorte de séjour linguistique estival dans une famille d'accueil. Ouverture qui fait cependant prendre conscience de sa fermeture, linguistique tout d'abord.
Quelques observations s'imposent alors, au risque d'énoncer de grossières généralités. En matière d'alimentation, les hollandais dînent tôt, à partir de 6h30 s'ils le peuvent, ce qui n'est pas surprenant dans cette région de l'Europe. Ils se doivent de rajouter un féculent dans leur repas du soir, quel qu'il soit. Et, je n'ai cessé de les étonner en me préparant des déjeuners chauds, de vrais repas! Le midi, en-dehors du sandwich et/ou de la soupe, point de salut! Et le petit déjeuner est pris à l'allemande, salé..ce qui selon certains spécialistes équivaut à un niveau de développement plus avancé que le stade enfantin du sucré, thèse que je pourrais contredire sans fin!
En ce qui concerne la relation aux autres, les sorties, et autres festivités....Les hollandais ne font pas de soirées chez eux. On ne danse pas dans un foyer hollandais. On boit, on discute, avec un petit fond musical éventuellement, entre 5, voire 10 personnes-événement qualifié de "borrel"-, mais il n'est pas envisageable de transformer son appartement en dancefloor d'un soir. Mais, vu le prix des boîtes et des consommations en ville comparés au racket parisien, ils ne sont cependant pas en manque. Autre nouvelle, moins réjouissante, leurs goûts musicaux n'ont pas évolués depuis la dance des années 90. Tout tube national est strictement inaudible pour des oreilles de l'an 2006. Je mettrai ça sur le compte de la nostalgie, en attendant les résultats d'une enquête plus poussée. Il faut néanmoins reconnaître qu'ils savent accorder leur look aux années passées. Je ne parle pas des filles qui sont toutes très...féminines, c'est indéniable. Mais, le mâle hollandais, en plus d'être extrêmement grand, souhaite adapter ses cheveux à sa taille. Pour résumer, il y a deux coupes de cheveux en vigueur actuellement: le mi-long, avec les cheveux rejetés et plaqués en arrière afin de mettre les oreilles en évidence, ou la coupe courte, de préférence relevée en brosse sur le devant- must pour les garçons de moins de 20 ans. Vous l'aurez compris, j'attends encore le grand batave blond et bobo qui me fera rêver.
Je ne veux pas tout dévoiler en un message. Je reste envoyée spéciale là-bas encore plusieurs mois, de plus amples nouvelles du front viendront en temps voulu. Dan tot zo!



